Adélard MAPINDA Apint, à Okaluheke en Angola, terre de première évangélisation

A trente et un ans de vie oblate et vingt-sept ans de sacerdoce, le père Adélard Mapinda est supérieur de la Mission Notre-Dame de Lourdes à Okaluheke (ou Calueque), diocèse d’Ondjiva, dans le sud-ouest de l’Angola. Le missionnaire écrit lui-même :

Depuis six ans, je suis dans le diocèse d’Ondjiva : une année (2012-2013) à la paroisse Santo Eugenio de Mazenod de Namacunde comme professeur bénévole de latin-français au petit séminaire diocésain de Omupanda.

Depuis le 1er décembre 2013, j’oeuvre à la fondation de la Mission Catholique Notre-Dame de Lourdes à Okaluheke. Ici, le père David Ibwidi et moi animons quarante chapelles en collaboration avec quatre-vingt-cinq catéchistes et huit ministres extraordinaires de la communion.

La mission, un vaste territoire de 200 km2, est une terre de première évangélisation. Le peuple de Dieu a accueilli avec charité et enthousiasme le personnel missionnaire oblat. On parle couramment de “notre mission” (“O missao yetu“), “notre prêtre” (“O padele yetu“).

Du 5 janvier 2014 au 30 juin 2017, nous étions logés par une famille, qui nous a cédé sa mission (2 chambres, salon, cuisine, douche et toilettes) par manque d’infrastructures à la mission. Le peuple de Dieu a contribué pour la construction de l’église paroissiale (30mx16m, 600 places assises le dimanche ordinaire et 1000 places à la visite de l’évêque).

Depuis 2017, notre jeep est en panne. Il y a toujours un fidèle laïc qui nous offre sa jeep ou sa moto pour la visite des villages. Chaque chapelle reçoit trois visites du prêtre par an.

L’élevage est une activité principale de la région. Pour soutenir la vie des missionnaires, les catéchistes ont donné chacun un bouc ou une chèvre en 2014. La poule ou le coq sont l’offrande normale de la messe. A ce jour, nous devons avoir 50 boucs et une trentaine de poules pour notre subsistance. Nous recevons 20000 kwanza (80000 francs congolais) de la paroisse pour notre restauration. Nous sommes engagés, clergé et laïcs, à la construction de cette mission : “Tuatunga o missao yetu”.

 

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