Jean-Marcel Gatshuya, oblat congolais, prêtre depuis 1999, missionnaire chez les “Coloured” (métis) en Afrique du sud

Arrivé pour la première fois en Afrique du Sud dans le diocèse de Kimberley, j’ai été accueilli par la communauté de la maison provinciale d’alors. J’y suis resté pour deux semaines du 11 au 25 août 2014, pour parler avec l’évêque, Mgr Abel Gabuza, actuellement archevêque de Durban, et de visiter les paroisses où je devrais travailler

C’est le 02 février 2016 que je serai nomme curé de 3 paroisses, avec un confrère comme assistant : les paroisses Assumption, Holy Trinity et Saint Francis Xavier.

Vu l’ampleur des activités paroissiales, une année après, l’évêque m’a confié seulement la responsabilité de 2 paroisses : Holy Trinity Roodepan et Saint Francis Xavier/Homevale. Comme curé de paroisse, motivé par la pastorale de proximité, j’assure l’administration, le counselling, la visite à domicile des malades incapables de marcher, la visite dans des hospices, l’administration du sacrement des maladies, la célébration des messes des funérailles et ce que l’on a l’habitude d’appeler “Unveiling of tombstones”.


Difficultes rencontrées
: Langue, culture, climat, gastronomie, adaptation,etc. Ces deux paroisses parlent plus la langue afrikaans que l’anglais. La population est entièrement celle qu’on appelle les “Coloured”. En francais, ils sont appelés “Métis”.


En Afrique du Sud, 3,6 millions de la population sont du groupe des “Coloured”. Ils sont issus des mariages mixtes de
colons blancs, d’Africains et d’esclaves asiatiques qui ont été amenés en Afrique du Sud à partir des colonies néerlandaises d’Asie aux XVIIIe et XIXe siècles. La plupart des employés de “coloured” travaillaient comme domestiques, ouvriers agricoles et pêcheurs, mais
un grand nombre d’entre eux travaillaient également dans des métiers spécialisés. Les maçons et les ingénieurs de couleur ont construit presque tous les beaux bâtiments du Cap, et les couturières et les tailleurs de couleur sont bien connus pour leur savoir-faire.
Les “coloured” étaient toujours étroitement associés aux Blancs. Ils parlaient les mêmes langues (anglais et afrikaans). Ils fréquentaient les mêmes églises (principalement des chrétiens protestants, mais
aussi des catholiques). Ils savouraient les mêmes aliments. Ils portaient le même genre de vêtements et, surtout, ces dernières années, ils ont le même sport et les mêmes loisirs . En dépit de cet héritage commun, les coloured ne sont jamais complètement intégrés à la société blanche.


Emplacement
Les “coloured” de l’Afrique du Sud vivent dans des zones urbaines et rurales où ils forment des groupes politiques et culturels influents. Cependant, ils ont également migré vers d’autres grands centres et des concentrations importantes. On les trouve dans des villes de Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth, East London et Durban. Ils sont aussi dans les pays voisins, tels que la Namibie et le Zimbabwe.
La région autour du Cap est connue sous le nom de Western Cap. Elle est considérée comme la patrie traditionnelle des “Coloured”. Les “colorés” jouent un rôle essentiel dans l’industrie agricole (fruits, vin, blé et produits laitiers), non seulement en tant qu’ouvriers agricoles, mais également en tant que gestionnaires, artisans qualifiés et, de plus en plus, en tant qu’entrepreneurs propriétaires.
Ils dominent également le secteur de la pêche qui s’est développé dans les eaux riches et froides de la côte ouest du pays. Dans les villes, de nombreuses personnes de couleur travaillent dans des métiers tels que la menuiserie, la plomberie, la réparation et la construction automobile, ainsi que dans des domaines tels que la santé, la comptabilité, le droit et l’éducation.


La langue
Les “Coloured” parlent deux langues: l’anglais et l’afrikaans. Au cours de la lutte contre l’apartheid, de nombreux habitants “Coloured” préfèraient parler l’afrikaans en raison de leur association avec la domination blanche. Il n’est pas rare de constater que les “Coloured” combinent ces deux langues dans un dialecte local distinct et informel.


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