Les Soeurs de la Sainte Famille de Bordeaux célèbrent leurs 200 ans, en alliance avec les Oblats

Le jeudi 28 mai, le père Joseph Ntumba a présidé l’eucharistie pour le bicentenaire d’existence des Soeurs de la Sainte Famille de Bordeaux. Les règles sanitaires en temps de coronarivus respectées, la messe s’est déroulée dans une digne ambiance de jubilé, dans la chapelle de la communauté des religieuses à Kinshasa-Kingabwa. A Idiofa, la messe a été célébrée dans la cour du noviciat par Mgr Joseph Moko, évêque d’Idiofa. Les religieuses ont rendu grâce au Seigneur également à Kikwit (diocèse de Kikwit), à Patu (diocèse de Boma) comme partout où elles sont présentes, dans ving-cinq pays du monde dont neuf en Afrique.

Le Supérieur provincial des Oblats a été invité en tant que tel pour célébrer cette eucharistie. Le père Ntumba a rappelé le lien historique entre les deux familles religieuses dont les fondateurs étaient des amis.

Monsieur l’abbé Pierre Bienvenu Noailles, fondateur de l’Association de la Sainte Famille de Bordeaux, avait confié son oeuvre entre les bonnes mains de son ami, Mgr Eugène de Mazenod, fondateur des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Noailles est mort le 8 février 1861 et Eugène de Mazenod, le 21 mai de la même année. Mais l’histoire a continué… Une affliliation a été formalisée, qui s’est modifiée dans l’esprit du Concile Vatican II. Aujourd’hui encore, le Supérieur général des Oblats participe à l’ouverture du Chapitre général des religieuses.

Nous sommes disposés à vous rendre le service que vous solliciterez, a promis le Supérieur provincial des Oblats. Il a en outre exhorté les religieuses à assurer l’avenir de leur charisme en marquant le témoignage de vie et leur présence auprès des pauvres et la catéchèse auprès des jeunes et des femmes, en travaillant au recrutement des vocations et en se garantissant une autonomie financière.

Homélie du père Joseph Ntumba

En ouverture de la messe, la soeur Brunette Mumbimbi a rappelé l’histoire, l’expansion et l’oeuvre de l’Association fondée par Pierre Bienvenu Noailles. Cette Association intègre dans la même famille : un institut de religieuses apostoliques ou contemplatives, un institut séculier et des associés laïcs ou prêtres diocésains.

Soeur Brunette Mumbimbi

Soeur Mumbimbi a raconté l’expansion des religieuses arrivées dans le sillage des Missionnaires Oblats en 1948 au Congo Belge dans la mission de Kilembe, dans l’actuel diocèse d’Idiofa, desservi par les Oblats.

En Jésus, la communion est possible, disent, depuis 1820, les religieuses et les laïcs membres de l’Association fondée par le prêtre français Pierre Bienvenu Noailles pour renouveler le témoignage d’unité des premiers chrétiens à l’exemple de la Sainte Famille de Nazareth.

Le charisme est bien un don de l’Esprit pour renouveler l’Eglise.

Le contexte de la pandémie du coronavirus démontre une fois de plus que l’on vit dans un univers interdépendant et interconnecté, où le charisme de communion de l’Association de la Sainte Famille de Bordeaux est plus que pertinent, comme dans la France de l’après Révolution Française, moment de division et de bouleversement, de transformation, de division et de déchristianisation.