Messe en mémoire du père Kabongo : Mot de clôture du supérieur provincial

Excellence,

Chers confrères,

Frères et soeurs en Christ,

La messe va finir. Je tiens à vous dire merci au nom de notre Province oblate du Congo, pour la participation à ce moment d’au revoir et non d’adieu à notre confrère Benoît Kabongo Ben’Awis.

La messe qui nous a rassemblés autour des derniers moments de la vie terrestre de Benoît va finir, mais la messe n’est pas dite de ce fils d’Eugène de Mazenod, enterré non loin de notre saint Fondateur, à Marseille.

Dans son profil spirituel, Benoît Kabongo aimait beaucoup la petite Thérèse. Ceux qui l’ont connu au petit séminaire sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Laba, par exemple, rapportent que le père recteur évoquait beaucoup la patronne du petit séminaire pour apprendre aux jeunes que la fidélité dans les petites choses est une grande chose.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a aussi dit : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie. » Nous pensons aujourd’hui que la messe de la vie de Benoît Kabongo n’est pas dite parce qu’il entre dans la vie, dans la félicité de Notre Seigneur et de Marie Immaculée, d’Eugène de Mazenod, de saint Benoît et de tous les autres…

Benoît Kabongo restera vivant dans la mémoire de ceux et celles qui ont participé à cette eucharistie. Il restera vivant aussi dans la vie de tant de jeunes qu’il a formés dès l’aube de sa vie sacerdotale. A Kalonda, Ipamu, Ifwanzondo, Laba, Kinshasa, jusqu’à Maroua au Cameroun et à Rome en Italie, et ailleurs où sa vie de prêtre et de religieux l’a conduit pour accompagner de jeunes gens et jeunes filles, des adultes aussi, pour les accompagner dans la spiritualité, la science, l’humanité, bref vers la maturité.

Benoît Kabongo restera vivant, bien sûr, dans cette maison du scolasticat saint Eugène de Mazenod de Kintambo. Ils sont nombreux ici qui l’ont connu dans la suite du Christ, sur les traces d’Eugène de Mazenod.

Chers confrères oblats de la République démocratique du Congo et d’Angola, une page de notre histoire particulière qui se tourne ici aujourd’hui s’ouvre sur celle où chacun de nous doit écrire et signer de sa propre main la suite de… notre histoire commune. Benoît Kabongo est devenu, en 1992, le premier supérieur provincial autochtone. C’était une mission d’éclaireur pour nous tous. L’éclaireur se retire. Le tour est venu pour chacun de nous de considérer la vie de nos aînés et de veiller à poursuivre cette histoire.

Je remercie Mgr Louis Mbwol, notre aîné comme Oblats congolais, aîné de deux ans de notre regretté Père Benoît Kabongo. Merci, excellence, d’avoir présidé cette eucharistie d’au revoir à notre frère bien-aimé. Avec vous, nous entrons dans une phase marquante de notre histoire. Lorsque nous célébrerons, en 2021, les 90 ans de la présence oblate au Congo, nous nous tournerons vers vous, notre aîné. L’année prochaine, vous accomplirez 90 ans d’âge. Que le Seigneur vous bénisse. Merci de nous bénir.

Merci à tous !

Kinshasa, 10 novembre 2020

P. Joseph Ntumba

Supérieur provincial